Date de création : 13.07.2018
Dernière mise à jour : 21.06.2022

INITIATION A LA GENEALOGIE MODERNE
Définition et déontologie

3. La  Déontologie

IL existe une déontologie des généalogistes, basée sur

- la respectabilité et la discrétion (ne pas diffuser de données généalogiques pouvant porter préjudice à des tiers),
- la loyauté et la licité (ne doit pas s'approprier, subtiliser, endommager, ni mutiler les instruments de recherche ou documents mis à disposition),
- le respect des droits d’auteurs et la propriété intellectuelle sur les travaux manuscrits, le droit des personnes vivantes (respect du droit privé)- le rejet du plagiat et indication des sources d'informations.

Pour en savoir plus :

Le code de déontologie de la Fédération Française de Généalogie
La Chambre des Généalogistes professionnels (CGP)

4. Conseils pour généalogistes débutants

- Ne   copiez   jamais   les   informations   trouvées   sans   les   vérifier   au   préalable :  vous   pourriez remonter tout une branche d’ancêtres qui n’ont aucun lien avec vos «vrais» ancêtres,
- Notez tout ! Vous perdrez moins de temps dans vos recherches et surtout vous ne ferez pas deux   fois   la   même   investigation ;   toutes   les   informations   notées   dans   les   actes   et   registres peuvent  être   importantes :   une   date,  un   lieu,   un   nom,   un   lien   de   parenté,   un   métier  et   plus encore, tous ces éléments peuvent vous être utiles pour approfondir vos recherches,
- Ne tirez pas des conclusions trop vite et sans preuve : si vous ne trouvez pas un acte d’état civil,   n’en   déduisez   pas   que   cet   ancêtre   est   mort   ou   bien   qu’il   n’existe   pas... peut-être  ne cherchez-vous pas au bon endroit...

La vision du généalogiste : sans preuve, pas de conclusion
- Ne cherchez pas systématiquement un lien de parenté avec une célébrité, même s’il porte le même nom que vous !- Ne   sautez   pas   de   génération :   toutes   les   informations   sont   à   noter,   et   même   celles   qui   ne relèvent pas de votre lignée directe ; des frères, des sœurs, des cousins peuvent apporter un éclairage supplémentaire et débloquer des «nœuds» généalogiques.

2. Jusqu’où peut-on remonter le temps

En France, la loi sur les archives du 3 janvier 1979 a mis en place des délais de communication pour la consultation des documents (Délais de libre communication des archives publiques)

Malgré tout, des difficultés demeurent selon les époques :

. Au 20ème siècle
    • Si toutes les AD sont désormais numérisées, la plupart ne dépassent pas les années 1910 ; il faudra faire des recherches « à l’ancienne »,
    • Le contenu des actes civils évolue,
    • Si l'âge des parents permet d'évaluer approximativement leurs dates de naissances, vérifiez qu’il n’existe pas un homonyme membre ou non de la famille ; recherchez d'abord le mariage des parents qui vous donnera les noms des grand parents.
Vérifier toujours l’information !

. Au 19ème siècle
    • Si les registres sont librement accessibles, les écritures manuscrites diffèrent d’un centre d’archivage à un autre, voire d’année en année ; heureusement il existe des tables annuelles et décennales et les recensements !
    • Le consentement des parents était requis pour se marier même pour les personnes majeures ; vous découvrirez parfois un mini arbre généalogique dans un acte de mariage donnant les dates et lieux de décès des ascendants des époux pour expliquer l'absence de consentement !

. La Révolution Française
Le calendrier républicain est adopté pendant quelques années, des communes changent de nom avant de retrouver leur nom d'origine (méfiez-vous des communes dont le nom évoque la royauté ou la religion. Exemples: Choisy-le-Roi, Sainte-Mère-l'Eglise.

Pour vous aider
Table de concordance : calendrier républicain et grégorien
Convertisseur de calendrier républicain et grégorien

. Avant la Révolution
    • Il n'existe plus que les registres religieux, pas de tables, pas de recensements ; les documents ne sont pas toujours très lisibles ni bien conservés ;
    • Avec un peu de chance – et comme c’est souvent le cas – vous aurez des ancêtres qui auront passé toute leur existence dans le même village !

. Avant le 17ème siècle
    • Noms des communes sous la Révolution : avant la Révolution, il n'existe plus que les registres religieux, pas de tables, pas de recensements ; les documents ne sont pas toujours très lisibles ni bien conservés ; les écritures sont très compliquées (paléographie) ; par contre, il est fréquent qu'une personne passe toute son existence dans le même village,
    • Les frontières de la France : les limites de départements n'ont pas toujours été celles que nous connaissons aujourd'hui, d’où l’intérêt de se pencher sur l’Histoire de France et sur l’Administration en particulier,
    • L'orthographe des patronymes est variable,
    • Des communes ont changé de nom ou se sont regroupées,
    • Certaines archives de Savoie sont en Italie ou en Suisse,
    • Des actes d'Alsace-Lorraine sont en langue allemande, d'autres en Latin ...
    • Des erreurs peuvent êtes présentes sur les registres d'état civil : bien vérifier l’information, ne pas hésiter à croiser les dates, lire les mentions marginales dans les différents actes et ne négligez pas les témoins !

Introduction à la généalogie moderne

Qu'est ce que la généalogie ?

Racine grecque
γενεά geneaos : origine, famille
λόγοςlogos : science, discours

1. Définition

La généalogie est une enquête policière ; certains parlent de virus mais tous s’accordent à dire qu’elle est chronophage. On peut quelquefois se décourager ou ne plus y trouver sens. Les ateliers de généalogie ont donc tout leur intérêt pour faire revivre cette passion ; je dis bien « passion » ; lorsque l’on a mis le doigt dans l’engrenage, la machine s’emballe, on s’éparpille, on a le sentiment de perdre de son temps et on se désorganise… Mais le désir est toujours là !

La généalogie demande patience, motivation, pugnacité, méthode, organisation.

    • Patience et calme : la rapidité ne mène à rien ; la consultation des recherches se fait dans le calme, concentrée et avec minutie ; chaque filiation doit être vérifiée !

    • Motivation : il peut arriver que l’on se décourage ; pas de problème, cette passion va resurgir…. Qu’est-ce qui vous pousse à faire votre arbre généalogique ? Quelle est votre réelle motivation ? Si vous construisez simplement un arbre en alignant des noms, il est clair que vous allez vous lasser ; vous pourriez y trouver un intérêt sociologique (retrouver des mères célibataires), un intérêt de rédaction (écrire l’histoire d’un ancêtre), vous documentez sur d’anciens métiers, approfondir un genre de vie dans une région bien spécifique, à une époque bien déterminée...

    • Pugnacité : « vingt fois sur le métier remettez votre ouvrage » disait monsieur Boileau ; la persévérance finie toujours par triompher ;

    • Méthode : n’attaquez surtout pas toutes les branches en même temps ; soyez méthodique et tenez-vous y ; vous prenez une branche après l’autre, sinon vous allez vous perdre dans les noms et les époques et bien évidemment, vous décourager et abandonner ; ce serait dommage….

    • Organisation : avec la somme de documents réunis, il va falloir réfléchir à une organisation et vous y tenir.

La généalogie requiert donc de la rigueur et de l’objectivité !

5. INTERNET : un outil incontournable aujourd’hui

Le web, «la toile», internet, peut importe le nom que l’on veuille bien lui donner, est devenu de nos jours un outil totalement incontournable ; vous allez y trouver le meilleur comme le pire, le vrai comme le faux. IL vous faudra être prudent et vérifier chaque source d’information.